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Lundi 5 septembre 2005 1 05 09 2005 00:00

 

                                                                                 

                       La phobie des poulpes

 

 

Chaque année, je passe mes vacances en Bretagne avec mes parents et mon petit frère Léo âgé de sept ans. Nous habitons dans une modeste maison que mon père rénove chaque année pendant les vacances. A force de travail et d’obstination, quelques années ont suffi à la transformer en un véritable paradis. Elle présente aussi un avantage appréciable : elle est située à moins de deux kilomètres de la mer.

C’est une chaude journée d’août, les algues déposées sur les rochers par la précédente marée dégagent une forte odeur d’iode. Le vent est à peine perceptible et aucun nuage ne tache le bleu du ciel. Une multitude de mouettes piochent inlassablement le sable fraîchement découvert à la recherche de nourriture. Leurs cris se font entendre jusque sur le front de mer, tel une onde que rien n’arrête. Mes parents, fidèles à leur habitude, se sont installés à l’extrémité de la plage, près des rochers, avec parasol, glacière et draps de bains. Ma Mère a emmené quelques magazines féminins et mon père dévore un polar. Mon petit frère Léo et moi venons presque chaque jour à cet endroit et nous connaissons chaque rocher et chaque trou d’eau. Nous passons toutes nos journées à attraper crabes, petits poissons, moules et bien d’autres choses encore. Mais, ce que nous adorons par dessus tout, c’est la mer à marée basse, lorsqu’une multitude de poches d’eau apparaissent dans les rochers. Certaines s’enfoncent sous l’énorme masse rocheuse et c’est là qu’on y découvre mille trésors. L’un de ces trous est immense, il s’enfonce d’une dizaine de mètres sous la roche et nous l’avons baptiser : La caverne d’Ali Baba. Personne ne peut imaginer la quantité de crabes et araignées de mer que nous y avons ramassés ! Nous ne comptons pas non plus les blessures occasionnées par les pinces de crabes, ni les pieds meurtris par les coquillages tranchants. Malgré son tout jeune âge, Léo n’a pas son pareil pour sortir un énorme crabe blotti dans une fente rocheuse. Non, Léo n’a peur de rien, ou plutôt… de presque rien, car il y a un animal dont il a horriblement peur, c’est le poulpe ! Mais… peur, n’est pas le mot exact, il faudrait plutôt dire phobie. Dès qu’il en voit un, il court, se sauve jusque sur la plage, s’enroule dans un drap de bain et ne bouge plus. Il peut rester ainsi une heure, sans bouger. C’est inexplicable ! Maintenant que j’ai compris à quel point cela le rend malheureux, je reste avec lui et je le rassure de mon mieux.

Mais aujourd’hui, il n’y a pas de poulpe, la mer s’est retirée très loin, nous inspectons la caverne d’Ali Baba et il n’y a jamais eu autant de crabes ! Maman n’a pas de souci à se faire pour le repas de demain, il est dans nos sacs. En fin d’après-midi, nous quittons la caverne d’Ali Baba et ramenons notre précieux butin sous le parasol où se sont installés nos parents. Ma mère nous félicite et décide de rentrer à la maison avec papa. Léo, lui aussi décide de rentrer, il se prétend fatigué. Moi, je reste encore, j’ai repairé de nouveaux trous et j’ai l’intention de profiter de la marée basse pour les explorer. Je ne regrette pas mon choix car je ne tarde pas à découvrir une cavité encore plus grande que la caverne d’Ali Baba !

Il se fait tard, la mer remonte et la faim me prend. C’est le moment de rentrer à la maison, je rassemble pics et filets et remonte tranquillement le chemin qui mène droit à notre maison.

Arrivé, je vois mon père qui scie une branche d’arbre dans notre jardin, l’air surpris, il me regarde et m’interpelle :

--- Léo n’est pas avec toi ?

--- Non ! Il a dit qu’il était fatigué et qu’il rentrait avec vous !

--- Mais au dernier moment, il a changé d’avis et a dit qu’il restait avec toi !

--- Non, je ne l’ai pas vu, dis-je.

--- Alors il est encore dans les rochers, dit mon père, il faut y aller tout de suite.

--- Prends la voiture Papa, on ira plus vite dis-je.

--- Ta Mère est partie en ville avec, dit-il, ne perdons pas de temps allons-y.

Mon père et moi partons en courant en direction de la mer. Jamais nous n’avons descendu le petit chemin aussi vite. La mer remonte, il faut faire vite, Léo peut tomber dans un trou ou se faire emporter par une vague ! Mon père n’a pas l’habitude de courir, je vois qu’il commence à peiner., moi j’ai l’habitude je fais toujours ce trajet en courant.

--- Ne m’attends pas dit-il, pars devant, je te rejoins

Arrivé aux rochers, je reprends mon souffle et place mes mains en porte voix :

--- Lééééoooooooo !

j’attends quelques secondes… pas de réponse. Je recommence, toujours rien, alors je courre sur les rochers en appelant Léo mais je n’obtiens aucune réponse. Afin d’avoir une vue d’ensemble, je monte tout en haut, je scrute et je continue à crier :

j’attends quelques secondes… pas de réponse. Je recommence, toujours rien, alors je courre sur les rochers en appelant Léo mais je n’obtiens aucune réponse. Afin d’avoir une vue d’ensemble, je monte tout en haut, je scrute et je continue à crier :

--- Léééééooo ! 

Aucune réponse ! mon père me rejoint, il prends de profondes inspirations, et parle par saccade.

Aucune réponse ! mon père me rejoint, il prends de profondes inspirations, et parle par saccade.

--- T’as… rien… trouvé ?

--- Non, toujours rien, dis-je, je vais aller voir à la caverne d’Ali Baba, on ne sait jamais !

Pendant que mon père crie " Léo " de toutes la force de ses cordes vocales, je coure sur les rochers irréguliers qui mènent à la caverne. L’eau arrive presque en haut du trou qui permet d’accèder à la caverne. Je rentre dans l’eau, ma tête passe tout juste. Le trou est sombre, je crie : "  Léééooo ! je n’obtiens pas de réponse, mais j’entends du bruit, comme une personne qui sanglote. Je crie une seconde fois et j’avance à l’intérieur. Dans la demie obscurité, Les pupilles de mes yeux se referment et je discerne une forme humaine à tout au font de la caverne.

Pendant que mon père crie " Léo " de toutes la force de ses cordes vocales, je coure sur les rochers irréguliers qui mènent à la caverne. L’eau arrive presque en haut du trou qui permet d’accèder à la caverne. Je rentre dans l’eau, ma tête passe tout juste. Le trou est sombre, je crie : "  Léééooo ! je n’obtiens pas de réponse, mais j’entends du bruit, comme une personne qui sanglote. Je crie une seconde fois et j’avance à l’intérieur. Dans la demie obscurité, Les pupilles de mes yeux se referment et je discerne une forme humaine à tout au font de la caverne.

--- C’est toi, Léo ? T’es là ?

--- Oui je suis là, répond une petite voix tremblante.

--- Mais qu’est-ce que tu fais là ? Tu ne vois pas que la mer monte ?

--- Si, répond Léo, mais je ne peux pas passer, il y à plein de poulpes devant l’entrée ! Elles sont énormes, avec des tentacules monstrueuses remplies de grosses ventouses ! Fais attention toi aussi, elles vont t’attaquer !

--- Mais non Léo, n’aies pas peur et ne bouge pas, j’arrive.

A chaque vague, l’eau gagne de la hauteur et l’intérieur de la caverne devient de plus en plus sombre. Terrorisé par la peur, Léo s’est blotti contre la parois du font. Je me laisse guider par ses sanglots pour arriver jusqu’à lui. Ses vêtements sont mouillés et il tremble de tous ses membres. Je le saisis, et l’installe sur mes épaules.

 

--- Non, non ! ne passe pas là, me dit-il, il y un énorme poulpe, il va nous attaquer, j’en suis sûr ! Non…

je me hâte car l’eau m’arrive jusqu’au cou et seul un petit triangle de lumière indique la direction de la sortie. Encore quelque mètres et nous y sommes, la lumière semble plus intense, je ressens le mouvement des vagues et une masse d’écume vient inonder mon visage. C’est bon signe ! j’entends mon père qui crie :

--- Où êtes-vous ! mais répondez, bon sang !

Nous sortons de la caverne, le soleil m’éblouit, mon père nous a vu, il accoure, des larmes de joie coulent sur ses joues.

--- Léo ! Mon fils ! Comme je t’aime ! Faut plus jamais faire ça, garçon ! plus jamais !

Mon père semble avoir quelque chose d’important à nous dire, et prenant un air grave, il nous demande si nous sommes capable de garder un secret.

--- Moi, je dirai jamais rien si c’est un secret, dit Léo.

--- Moi non plus dis-je, un secret c’est sacré et je ne dirai rien !

Notre père se rapproche plus près de nous, comme si au milieux de cet endroit désert quelqu’un pouvait nous entendre, et nous dit :

--- Vous allez me promettre tous les deux de ne rien dire de ce qui est arrivé à votre mère, ce sera notre grand secret !

Beaucoup d’années se sont écoulées et nous n’avons jamais rien dit à maman.

Beaucoup d’années se sont écoulées et nous n’avons jamais rien dit à maman.

BOKAY

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Lundi 5 septembre 2005 1 05 09 2005 00:00

                                                      

                                                             

                                         La passion des rats

 

C’est un bel après-midi d’avril, le soleil chauffe les herbes sauvages qui envahissent le terrain inculte qui jouxte la maison. Mon ami Victor et moi en avons fait notre terrain de jeux privilégié, nous y rencontrons bon nombre d’animaux sauvages et d’arbres centenaires sur lesquels il est facile de grimper. Nous jouons aussi au ballon et Faisons des arcs…

--- Alex ! Alex ! Viens voir, il y a un gros rat sous ce tas de branche, dit Victor.

Je m’approche des branchages, mais déjà Victor s’est emparé d’un gourdin et s’apprête à frapper l’animal qui semble inoffensif et endormi. Je l’arrête aussitôt…

--- Non ! Non, Victor ! Ne le tues pas, il est peut-être blessé ? Dis-je

La bête était énorme, où plus exactement, son ventre était énorme. Jamais je n’avais vu un rat avec un aussi gros ventre.

--- Fais gaffe ! Dit Victor, il est peut-être méchant ?

--- Mais non ! Tu ne vois pas que c’est une femelle qui va mettre des petits au monde ? dis-je

L’animal semble souffrir, il nous regarde en implorant notre indulgence, je crois entendre ce qu’il veut nous dire :  " Non ne me tuez pas, je vais avoir des bébés ! J’approche doucement ma main, il ne manifeste aucun signe d’agressivité. Et si je le gardais jusqu’à la naissance de ses petits ? Je pourrais le nourrir puis quand les ratons sauront se débrouiller seuls, je les remettrai dans le terrain?

--- Hé, Victor ! Va me chercher un carton à la maison, mais ne dis pas à ma mère pourquoi, elle a les rats en horreur !

Victor revient avec un grand carton, je dépose des herbes sèches au fond pour former un matelas et je pousse délicatement notre animal à l’intérieur. Il se cale dans un coin et ne bouge pas. L’idée de le mettre à la cave me traverse l’esprit, j’en parle à Victor mais il me répond qu’il n’aime pas les rongeurs et surtout les rats. Moi, j’imagine déjà plein de petits tout rose, recouverts d’un léger duvet et s’allaitant, serrés contre le ventre de leur mère. Mais, le plus difficile reste à faire, à savoir rentrer dans la maison et aller à la cave s’en éveiller l’attention de ma mère. Je retourne à la maison et demande à Maman si elle n’a pas du vieux pain pour les oiseaux. Elle m’en donne et dit qu’elle doit se rendre au bourg pour faire quelques courses. Belle aubaine, j’en profite pour aller à la cave avec mon carton et ma rate à l’intérieur. Je la mets dans la deuxième partie de la cave, celle où nous n’allons jamais.

Depuis trois jours, je lui donne à boire et à manger. Ce matin, j’arrive avec du pain et des biscuits, j’allume la lumière et… surprise, onze petits ratons grouillent tout contre leur mère, ils se bousculent, se poussent pour atteindre une mamelle et tètent goulûment. Je n’ai pas pu cacher longtemps mon secret à ma mère, étonnée de me voir descendre plusieurs fois par jour à la cave, elle me questionna et je dus avouer la vérité. " Dès qu’ils seront un peu plus grands, tu me mets tout ça dehors ! Me dit-elle. J’ai répondu : " oui Maman ".

Trois mois plus tard, mes onze rats et leur mère sont toujours dans ma cave. Le soir, j’en prends deux ou trois avec moi et je m’amuse à les apprivoiser. Je les fais marcher sur un manche à balais, les fais rentrer dans des tubes en plastique, je les appelle et ils me suivent. Avec des lacets de chaussures, je les attelle comme un cheval et leur fait tirer des jouets à roulettes comme des voitures ou des camions. C’est de plus en plus passionnant. Ma mère m’a demandé combien j’avais de rats mais je n’ai pas osé dire la vérité, j’ai répondu trois.

Noël approche, mes rats me donnent de plus en plus de satisfaction, je leur fais faire une quantité de choses. J’ai lu dans un livre ramené d’une brocante qui s’appelle : " Rats, intelligence supérieur " qu’il était possible de les dresser à attaquer, c’est à dire d’en faire de véritables animaux de défense. J’ai appliqué les instructions de ce livre à la lettre, j’ai fabriqué un mannequin avec de la paille et des vieux vêtements et il suffit que je dise : " Attaquez ! Et ils se jettent sur le mannequin, déchirent le tissu et arrachent la paille. Alors, je crie : " Stop ! Ici ! Et ils reviennent tranquillement se serrer contre moi. Je n’ai rien dit à Maman, mais les petits ont fait des petits qui à leur tour ont donné naissances à d’autres petits. J’ai actuellement cinquante six rats, sans compter les tous petits. Je me demande si cela ne tourne pas à la folie.

Quinze février ; c’est l’anniversaire de ma mère, elle a trente huit ans, elle est encore très jolie, je suis seul avec elle car mon père travaille en Indonésie où il dirige la construction d’un pont. Plusieurs personnes sont venues souhaiter bon anniversaire à ma mère. On frappe de nouveau à la porte, Je vais ouvrir. C’est Monsieur Maillet, un fort gaillard réputé pour être particulièrement malhonnête avec les dames. Il a même eu des histoires de meurs qui l’ont mené en la justice. Dans le village, certains l’appellent : " L’obsédé ". Il dit qu’il vient souhaiter bon anniversaire à ma mère. Il s’approche et l’embrasse comme tout le monde, mais brutalement, il la prend par la taille et la serre. Ma mère se débat, elle tombe à terre et l’homme se jette sur elle. Alors, comprenant ce qu’il se passe, je m’approche et tire l’homme par le bras…

--- Toi sale Mioche tu vas pas m’emmerder ! Dit l’homme.

Et il m’attrape par le bras, ouvre la porte de la cave et me jette dans les escaliers, je dévale toutes les marches et me cogne contre un casier de bouteilles. Je suis en furie, j’ai la haine, je dois faire quelque chose pour maman! Un éclair me traverse la tête : Et si j’utilisais mes rats ? Je trouve l’interrupteur, allume et ouvre la porte où sont réunis tous mes rats. J’ai l’impression qu’ils ressentent le danger, ils dressent leurs oreilles et se tiennent raides, presque debout sur leurs pattes arrières. Je leur crie : Allez ! Attaquez ! Allez ! Et je monte les escaliers à toutes jambes suivis de mes cinquante six rats. J’ouvre la porte de la cave, je crie à nouveau : "  Attaquez ! Attaquez ! Et les cinquante six rats se jettent sur l’homme qui tentent des coups de pied pour se défendre, mais ils reviennent férocement à la charge. Trois rats déchiquettent la manche de son pull-over et attaquent la chaire, le sang coule. Comme il avait le pantalon baissé, les rats longent et mordent ses jambes. Ils sont fous de rage et dès qu’ils saisissent un morceau de chaire, impossible de leur faire lâcher prise. L’un d’eux a saisi l’homme au cou, celui-ci le tire par la queue pour lui faire prise tout en hurlant de douleur… Ma mère qui s’est relevée intervient…

--- Alex ! Fais-les arrêter, ils vont le tuer.

Je ne me presse pas, je prends presque du plaisir à le voir souffrir, mais ma mère se répète alors je crie…Stop !Stop !

Tous les rats lâchent leurs prises instantanément et viennent tourner autour de mes jambes. L’homme se relève, il saigne au visage et aux mains, il hurle tous les jurons de la terre et prend la porte en courant. Ma mère me regarde médusée, elle ne réalise pas encore ce qui c’est passé !

--- T’as vu Maman ? T’as vu comme ils nous ont défendu ?

--- Oui, je te remercie mon garçon, dit ma mère en sanglots….Mais dis-moi, mais comment tu as fait et d’où viennent tous ces rats ? Ils sont à toi ?

--- Oui maman, ils sont à moi, et s’ils le désirent, je vais leur rendre la liberté, mais avant pour les remercier, je vais leur donner à manger.

 

J’ouvre le réfrigérateur et prends tout le fromage que nous avons ainsi que du pain et des gâteaux, puis j’ouvre la porte d’entrée et la porte de la cave et je dis: " Allez ! Allez ! Choisissez, où vous rentrez dans la cave ! où vous prenez votre liberté et vous partez dehors dans les champs ! Ils restent quelques instant à tourner en rond, ne sachant que faire, puis l’un d’eux se dirige vers la porte d’entrée, puis un second, un troisième et tous les autres suivirent.

J’ai perdu mes amis, mais je pense que l’amour que j’ai pour eux ne m’autorise pas à les garder avec moi contre leur gré. Leur vie est ailleurs, dans la nature rude et hostile où ils devront apprendre à se battre.

BOKAY

 

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Vendredi 2 septembre 2005 5 02 09 2005 00:00

             

Le Rapace

Si le Rapace sonne à ta porte,

Attaché-case et enveloppe.

Ne réponds pas et fais le sourd,

Enferme-toi à double tour.

Il vient en sournois ennemi,

Emporter meubles, argenterie.

Pour quelques dettes ou impayées,

Une facture mise de côté.

Les Rapaces puent et je les hais

Pour tout le mal qu’ils m’ont fait.

Est-ce une tare sur cette terre

Que d’être né dans la misère ?

Est-ce injustice que d’espérer

La dignité sans la pitié ?

Vous faites erreur monsieur Rapace

Votre univers est carapace

Et moi je rêve de grands espaces,

D’air, de lumière, de joie, d’audace.

Mais le Rapace sans un remords,

Déménagea tout le décor.

Puis méprisant, il s’adressa

Aux pauvres types payés pour ça :

Activez-vous, j’ai pas le temps,

J’ai réservé au restaurant !

 

 

 
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Vendredi 2 septembre 2005 5 02 09 2005 00:00

  

Tsunami 2004

Tout est bonheur sur cette plage,

Corps bronzés et fleurs sauvages,

Dans tous les cœurs font des ravages.

Sous le soleil loin des étoiles,

Bateaux de pêche et planches à voiles,

Tissent une ronde magistrale.

Près des palaces à l’horizon,

Sur un océan de gazon,

Des enfants blonds jouent au ballon.

Mais de ce monde calme et serein,

Surgit un mur, un assassin.

Enorme vague meurtrière,

Sortie des entrailles de l’enfer.

Sans distinction, sournoisement,

Elle engloutit tout le vivant.

Puis s’en retourne en fracassant,

Objets divers et survivants.

A la télé sur toutes les chaînes,

Les mêmes images se déchaînent

Des corps s’empilent sur la plage

Des sauveteurs fouillent avec rage

Pendant ce temps de toute la terre

Monte une vague solidaire

Chacun veut marcher droit devant

Venir en aide aux survivants

De toutes parts, les dons affluent.

Des sommes folles, du jamais vu.

Mais quel dommage qu’il ait fallu,

Tant de misères et de souffrances,

Pour cette prise de conscience,

Porteuse d'avenir et d'espérance!

 

 
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Vendredi 2 septembre 2005 5 02 09 2005 00:00

Souvenirs

 

J’ai gardé la mémoire

De ton corps idyllique,

Une image un miroir,

Une fresque biblique.

Encadré, première page,

Ou bien sculpture antique,

Super star de passage

Au parfum romantique.

Décalqué, incrusté,

Ton visage me poursuit.

Je t’entends me parler

Et ton pas qui me suit.

Te caches-tu dans mes rimes,

Sirène de mes nuits ?

Ton souvenir me mine

Et ton ombre me nuit.

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Vendredi 2 septembre 2005 5 02 09 2005 00:00

Rue de Rivoli

Je presse le pas rue d’Rivoli,

Une pluie froide me transit.

Sur le trottoir dansent les couleurs,

Des confetti de néon pleurent.

Sur les murs du Louvre endormi,

Coulent des larmes de poésies.

Je laisse les gouttes me gifler,

Je n’ai pas l’ temps de m’abriter.

Le temps presse et je me hâte,

J’ai rendez-vous sous les arcades.

Avec une fée une princesse,

Une sirène du Loch Ness.

Que ce passe-t-il elle n’est pas là ?

C’est bien ma faute ça m’apprendra

D’avoir séduit trop belle pour moi,

D’avoir choisi part de Roi.

 
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Vendredi 2 septembre 2005 5 02 09 2005 00:00

 

J’aime

J’aime la ville sous la pluie

Lorsque néons et réverbères

Sur une piste de lumière

Dansent

J’aime la vie après minuit

Comme une ivresse de folie

Comme un parfum de paradis

J’aime la mer après l’orage

Quand le vent ramène du large

bateaux de Pêches et coquillages

J’aime la grive tôt le matin

Quand elle entonne son refrain

Perché là-haut dans le sapin

J’aime ton corps après l’amour

Quand il se tord que je l’entoure

Comme un poète un troubadour

J’aime te voir nue sur la plage

Ou posée là sur le rivage

Sans artifice ni emballage

J’aime la vie tout simplement

Sans artifice ni colorant

Avec ardeur et goulûment.

 

 

 
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Mercredi 31 août 2005 3 31 08 2005 00:00

  

 

               

RN 29 ( l’accident)

Et le vent me rappelle

Ce souvenir cruel

 

Sortie de boite la nuit

Quelques gins un whisky

Euphorique inconscient

Je m’installe au volant.

 

Ignorant du danger

La pédale au plancher

Mes phares percent le noir

Je me joue du brouillard

Tranquille sur mon épaule

Tu tiens bien ton rôle

Moi comblé et heureux

Je me prends pour un Dieu.

La vitesse m’enivre

J’ai la fureur de vivre

Mais soudain un virage

Et ce fut le carnage

Sirènes et gyrophares

S’activent dans le noir

Puis un réveil brutal

Sur un lit d’hôpital

Où es-tu je te cherche ?

les silences me répondent

Que t’es plus de ce monde

Est-ce donc le destin ?

Ou suis-je un assassin ?

Le poids des jours me pèse

Je n’ai point de remède

Au milieux de mon cœur

Est gravé en douleurs

Cet amour insensé

Qu’assassin j’ai brisé.

 

 
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Mercredi 31 août 2005 3 31 08 2005 00:00

 

 

                       

l’Enfoiré (Coluche)

Tu peux dormir dans les étoiles

En salopette et bleu de toile

L’hiver approche le froid menace

Mais nous allons suivre ta trace

Réchauffer pauvres et oubliés

Ceux qui regardent le train passer

Qu’ont plus la force de s’révolter

Et qui regrettent même d’exister

 

Tu as levé sans un bémol

Toute une armée de bénévoles

Remué cette vielle France

Engourdi dans l’indifférence

 

Toi qui nous a si bien fait rire

Tu as redonné le sourire

A ceux qu’on voulait oublier

Les malheureux et les largués

En leurs noms je te dis merci 

T’a réchauffé un peu leur vie

Et tu seras toujours pour eux

Cet Enfoiré si généreux !

 

 
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Mercredi 31 août 2005 3 31 08 2005 00:00

                      

 

                           

Pas ma faute, si…

Sur le trottoir un enfant dort,

Un réverbère chauffe son corps,

Cette nuit encore il aura froid,

C’est pas ma faute s’il a pas d’toit !

 

Le squatte est tout désemparé,

Sur un lit mal approprié,

Une jeune femme vient d’accoucher,

C’est pas ma faute je fais qu’passer!

L’usine a fermé son portail,

Les ouvriers sont sur la paille,

Il ne leur reste aucun espoir,

C’est pas ma faute s’ils broient du noir !

Ton bel amour s’en est allé,

T’as rien pu faire pour le garder,

Si tu te jettes dans un ravin,

C’est pas ma faute j’y suis pour rien !

Au pays des quarante voleurs,

Règne la mort sème la peur,

Tout ça pour remplir nos bagnoles,

C’est pas ma faute bandes de guignols !

Le monde s’enfonce dans l’égoïsme

Les yeux se ferment sur l’humanisme

La faute à qui, je n’en sais rien

Peut-être à tous mais pas certain !

 

 
Par BOKAY - Publié dans : POEMES
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